Le Saint-Laurent
un écosystème
à protéger

La protection de nos aires marines : une priorité

Le Canada s’est engagé à protéger 5% de ses océans d’ici 2017 et 10 % d’ici 2020. Au Québec, le gouvernement provincial a quant à lui pris l’engagement de protéger 10% du Saint-Laurent. D’importantes mesures doivent être mises en place pour préserver la riche biodiversité de notre fleuve, dont ses emblématiques bélugas. Or, à ce jour, seul 1% du fleuve est protégé.

L’échéance approche à grands pas : les gouvernements doivent accélérer le rythme afin de remplir leurs engagements dans les temps. Les écosystèmes fragiles du Saint-Laurent et les espèces qui s’y abritent font face à plusieurs menaces. Faisons de leur protection une priorité dès maintenant.

« Nous sommes une espèce parmi les milliers qu’abrite le Saint-Laurent. Notre impact est grand, tout comme notre responsabilité à l’égard de ce vaste territoire marin. Sa protection doit être une priorité absolue. »

Envoyez un message clair aux gouvernements

Réclamez 10% d’aires marines protégées pour 2020

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Notre fleuve

Le fleuve Saint-Laurent est intimement lié à la vie et à l’imaginaire des Québécoises et des Québécois. Ce vaste territoire marin déborde de vie : on y retrouve de riches écosystèmes et une biodiversité extraordinaire. Le fleuve compte plusieurs milliers d’espèces vivant dans ses eaux et sur ses berges, dont certaines sont menacées d’extinction.

19 espèces de mammifères marins

Il reste aujourd’hui moins de 900 bélugas et 500 baleines noires dans le Saint-Laurent. Parmi les 13 espèces de baleines, seul le béluga y réside à l’année.

230 espèces d’oiseaux nicheurs

Plusieurs sont migratrices comme le macareux moine – qui ressemble à un perroquet des mers et dont les populations sont à la baisse – ou la sterne caspienne, qui est menacée.

2 214 invertébrés

Les invertébrés sont le groupe le plus diversifié du Saint-Laurent . Certains nous sont familiers, comme les homards, d’autres sont d’étranges créatures méconnues aux formes fantastiques comme les planctons. Saviez-vous qu’on pouvait même y trouver du corail ?

200 espèces de poissons d’eau douce et d’eau salée

Dans la portion d’eau douce du Saint-Laurent, on compte 73 espèces de poissons comme les achigans, les barbottes et les carpes. Il y aurait plus de 500 poissons marins dans l’est du Canada, dont plusieurs, comme la morue – si importante historiquement – , ont été surpêchées.

Photo : Joachim S. Müller

37 espèces d’amphibiens et de reptiles

La plus grosse tortue au monde, la tortue Luth, fréquente le Golfe du Saint-Laurent et s’y nourrit de méduses. La portion d’eau douce de la vallée du Saint-Laurent abrite quant à elle diverses espèces de tortues, couleuvres, salamandres, grenouilles, crapauds et rainettes, dont plusieurs sont en déclin. Photo: rustinpc via Flickr

Les Québécois et le fleuve : un attachement profond

Le Saint-Laurent coule dans nos veines. Près de 5 millions de Québécoises et de Québécois vivent à moins de 10 km de ses rives. Le fleuve constitue la principale source d’approvisionnement en eau potable pour près de la moitié de la population (43%) répartie dans plus de 52 municipalités.

Le fleuve est un axe de transport maritime primordial : les navires transportent plus de 90 % des biens que nous consommons au quotidien. Environ 110 millions de tonnes de marchandises transitent annuellement via les terminaux laurentiens, ce qui fait du transport maritime une composante importante de notre économie.

C’est aussi un garde-manger naturel : les poissons, crustacés et mollusques alimentent une économie saisonnière essentielle à la vitalité de nos régions. La valeur de la pêche commerciale sur le Saint-Laurent est estimée à 200 millions de dollars par an.

Le fleuve, ses rives et ses paysages grandioses séduisent et constituent finalement une richesse autour de laquelle s’articule une industrie touristique qui agit comme véritable poumon économique de plusieurs villes et villages du Québec. La protection du territoire maritime, la gestion durable des ressources du fleuve et la cohabitation responsable avec ce vaste cours d’eau et les espèces qu’il abrite sont cruciales pour ces communautés.

Le fleuve est central à la vitalité du Québec.

La pêche, le tourisme et le commerce maritime font vivre villes et villages aux quatre coins du territoire. Protéger le fleuve et préserver sa santé, c’est aussi protéger une partie de nous-mêmes.

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Notre joyau menacé

Le Saint-Laurent est un écosystème fragile qui fait face à plusieurs menaces. Les aires marines protégées peuvent atténuer ces menaces et diminuer, en tout ou en partie, les impacts négatifs de certaines d’entre elles dans des zones bien définies.

Changements climatiques

Ils entrainent notamment une hausse du niveau marin, un accroissement des tempêtes, une acidification de l’eau et une baisse de l’oxygène. Pour s’adapter, plusieurs poisons et certaines espèces envahissantes pourraient migrer vers le nord.

Traffic maritime

5 000 navires circulent sur la voie maritime du fleuve Saint-Laurent chaque année. Le bruit des moteurs stresse et nuit à la communication des baleines. Les navires peuvent aussi occasionner des collisions mortelles avec ces dernières.

Photo : Dennis Jarvis

Pollution

Le ruissellement agricole, qui transporte des nutriments et des pesticides, ainsi que les rejets d’eaux usées chargées de produits pharmaceutiques, cosmétiques, nettoyants et de microplastiques nuisent à la faune marine.

Photo : Bo Eide

Hydrocarbures

L’exploitation des hydrocarbures est contraire aux objectifs de limiter le réchauffement climatique à 1,5°C. Cette exploitation comporte des risques, notamment de déversement dans les eaux du Saint-Laurent. Un tel incident serait catastrophique pour la faune et la flore aquatiques, les pêcheries et le tourisme. Tous les organismes marins pourraient souffrir d’une intoxication à long terme liée aux différentes substances chimiques que l’on retrouve dans les hydrocarbures.

Photo : Deepwater Horizon Response

Les AMP : un outil précieux de conservation

Les aires marines protégées (AMP) sont un outil précieux visant à protéger et à conserver des espaces marins délimités. C’est en quelque sorte un « parc national », version marine. Les AMP sont généralement reconnues pour être des écosystèmes d’une biodiversité exceptionnelle. Le Parc marin du Saguenay Saint-Laurent fut classé aire marine protégée en 1998. Il s’agit de la première AMP au Québec, et l’une des premières au Canada.

Les AMP prévoient l’application de mesures concrètes pour protéger et conserver les habitats essentiels, la biodiversité et les espèces qu’elles abritent. Ces mesures peuvent inclure une interdiction partielle ou totale de certaines activités telles que la pêche, les activités extractives ou encore le transport maritime.

Plusieurs sites sont actuellement à l’étude dans notre fleuve en vue d’être classés aires marines protégées. Accentuons la pression sur nos gouvernements afin qu’ils mettent en place des mesures concrètes pour améliorer la santé et l’intégrité de nos écosystèmes marins : demandons 10% d’aires marines protégées.

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