À l’occasion de la Journée de l’air pur, un événement en compagnie de l’ambassadeur de France au Canada souligne l’exposition à la pollution dans le cadre du programme mondial Une seule santé

OTTAWA | TERRITOIRE TRADITIONNEL NON CÉDÉ DE LA NATION ALGONQUINE ANICHINABÉE, le mercredi 3 juin 2026 — En cette Journée de l’air pur au Canada, les principales organisations des secteurs de la santé et de l’environnement se joignent à l’ambassadeur de France au Canada, son Excellence Michel Miraillet, pour signaler la pollution comme un défi mondial majeur dans le cadre de l’approche Une seule santé et identifier des solutions.

La France a organisé le One Health Summit plus tôt cette année, à Lyon. L’exposition à la pollution était l’un des quatre thèmes prioritaires. Entre autres recommandations, la conférence scientifique du sommet a noté que « la pollution [chimique, plastique et biologique] a des effets interconnectés sur les humains, les animaux, les plantes, les écosystèmes et les systèmes alimentaires, et nécessite donc une action intégrée ».

Les leaders canadiens des secteurs de la santé et de l’environnement affirment que le Canada doit agir afin de réduire l’exposition à la pollution toxique mortelle et coûteuse et de mieux protéger la santé des gens et de la planète.

Au Canada, la pollution atmosphérique contribue à elle seule à quelque 17 400 décès chaque année et le coût annuel des répercussions sur la santé est estimé à 146 milliards de dollars, selon Santé Canada.

Son Excellence Michel Miraillet, ambassadeur de France au Canada, a déclaré : « Depuis plus de 20 ans, la France est pionnière en matière de politiques de santé environnementale. Pourtant, les citoyens français restent exposés à de nombreux polluants présents dans notre environnement, nos écosystèmes et nos organismes vivants. La lutte contre la pollution et ses effets sur la santé nécessite une approche systémique: surveillance globale de l’environnement, identification et réduction des sources d’émission, amélioration des connaissances sur l’exposition et les effets sur la santé, et mise à la disposition du public de données environnementales pour assurer une plus grande transparence.
« L’approche One Health est essentielle pour relever ces défis complexes. La France a placé cette ambition au cœur du One Health Summit qui s’est tenu à Lyon en avril dernier et qui a réuni des dirigeants et des ministres du monde entier. Le sommet a donné lieu à des engagements importants pour lutter contre la pollution et promouvoir la santé planétaire. La France s’engage à faire avancer cet objectif aux niveaux national, européen et international. »

Naoual Laaroussi, coordonnatrice des communications et du partenariat, Action cancer du sein du Québec, a déclaré : « Notre corps et notre environnement sont indissociables, et il est essentiel de s’attaquer aux expositions toxiques à leur source dans la prévention du cancer du sein. À l’occasion de la Journée de l’air pur, nous soulignons le rôle essentiel de la pollution et de l’injustice environnementale dans l’approche Une seule santé et l’importance de faire face à ces enjeux. Les communautés autochtones, racisées et à faible revenu sont exposées de manière disproportionnée aux polluants nocifs et leurs effets directs sur la santé, y compris le cancer du sein. Nous devons renforcer les protections environnementales pour protéger nos corps, nos communautés et les générations futures. »

Ian Culbert, directeur général, Association canadienne de santé publique, a déclaré : « Un air pur, une eau salubre, des écosystèmes sains et des protections efficaces de la santé publique sont indissociables. La pollution n’est pas seulement un problème environnemental; c’est un défi majeur de santé publique qui contribue à des maladies, des décès et des coûts du système de santé qui seraient autrement évitables. Une approche Une seule santé nous rappelle que la santé des personnes, des animaux et des écosystèmes est profondément liée. Le Canada a la possibilité et la responsabilité de renforcer la prévention en réduisant les expositions aux substances toxiques à la source, en protégeant les communautés qui font face à des impacts disproportionnés et en veillant à ce que les politiques environnementales soient guidées par les meilleures données probantes disponibles et l’intérêt public. »

Dre Émilie Tremblay, présidente, Association canadienne des infirmières et infirmiers pour l’environnement, a déclaré : « La santé des Canadiennes et des Canadiens est de plus en plus menacée en raison des changements climatiques, de la pollution, de la perte de biodiversité et d’autres formes de dégradation environnementale. Les infirmières et infirmiers possèdent des compétences uniques en leadership pour relever ces défis et protéger la santé des personnes, des animaux et des écosystèmes. En utilisant des approches qui reconnaissent l’interdépendance de la santé humaine et de l’environnement, les infirmières et infirmiers jouent un rôle essentiel dans la réponse aux changements environnementaux. »

Dre Helen Hsu, Association canadienne des médecins pour l’environnement, a déclaré : « La pollution au Canada est systémique, chronique, évitable et lourde de conséquences, et les changements climatiques aggravent le problème. Elle crée non seulement de nouveaux risques environnementaux, mais elle rejette et diffuse également des polluants toxiques existants. La réduction des expositions nocives est l’une des plus grandes occasions en matière de santé publique qui nous est donnée. La santé de la planète, des animaux et des humains est inextricablement liée. Nous avons besoin d’air pur, d’eau salubre et d’aliments sains exempts de polluants nocifs. Pourtant, les expositions à la pollution sont de plus en plus répandues, les microplastiques et les produits chimiques toxiques se trouvant maintenant dans les écosystèmes éloignés et même dans le corps humain, y compris le placenta. Les effets sur la santé liés à ces expositions comprennent les maladies cardiovasculaires, l’infertilité, les cancers et les dommages neurologiques. La prévention par le biais de politiques efficaces est la stratégie de santé publique la plus significative et le choix le plus responsable sur le plan économique. La prospérité économique est impossible sans la santé, et la santé est impossible sans un environnement sain. »

Dre Kimberly LeBlanc, IA, présidente, Association des infirmières et infirmiers du Canada, a déclaré : « Les infirmières et infirmiers comprennent que la protection et le bien-être de la planète sont intrinsèquement liés à la santé de nos communautés. Les humains ne peuvent pas prospérer sans la nature et la nature ne peut pas prospérer sans que les humains réduisent activement la pollution. Une approche Une seule santé est nécessaire pour trouver des solutions durables pour toutes les formes de vie. »

Dr Bolu Ogunyemi, président, Association médicale canadienne, a déclaré : « Le gouvernement fédéral a reconnu le lourd impact de la pollution sur notre santé et sur notre système de santé. Il faut maintenant prendre des mesures pour renforcer les protections afin que les gens partout au Canada puissent bénéficier d’un air plus pur et de communautés plus en santé. »

Sarah Butson, directrice générale, Association pulmonaire du Canada, a déclaré : « Du point de vue de la santé pulmonaire, les changements climatiques, les conditions météorologiques extrêmes et l’augmentation de la pollution atmosphérique liée à la circulation automobile entraînent une nette augmentation des maladies pulmonaires chroniques, en particulier parmi les populations marginalisées. Mais c’est bien plus qu’une question de “santé pulmonaire”; il s’agit de la santé de toute notre population et de notre planète. La nécessité de prendre des mesures de protection et de prévention est plus urgente que jamais. »

Kimberly Shearon, directrice générale, Ecojustice, a déclaré : « Notre santé dépend directement de la force des lois qui protègent notre air, notre eau et notre nourriture. Les projets du Canada visant à vider ces lois de leur substance menacent la santé et le bien-être de toutes les Canadiennes et les Canadiens. L’affaiblissement des évaluations de l’innocuité des pesticides et des politiques climatiques nous exposera à davantage de substances toxiques dans notre alimentation et à une aggravation de la pollution atmosphérique due aux feux de forêt et aux combustibles fossiles. À l’occasion de la Journée de l’air pur, nous exhortons le gouvernement fédéral à reconsidérer la voie dangereuse sur laquelle il engage le Canada. »

Tim Gray, directeur général, Environmental Defence, a déclaré : « Notre santé dépend d’une planète saine. Les dommages que la pollution toxique impose aux écosystèmes, aux animaux et au climat menacent notre bien-être et les générations futures. La France et l’Union européenne agissent rapidement sur les produits chimiques toxiques comme les PFAS, et c’est le moment de mettre en place des règles plus strictes pour les pollueurs si le Canada veut faire preuve de leadership et démontrer un bon état de préparation commerciale sur la scène mondiale. »

Pierre Iachetti, directeur général, Fondation David Suzuki, a déclaré : « Cela fait maintenant deux ans que le Canada a reconnu le droit à un environnement sain dans la loi fédérale, mais les gens attendent toujours que ce droit soit véritablement protégé. Les communautés autochtones, racisées et à faible revenu continuent d’être exposées de manière disproportionnée à la pollution toxique et aux dommages environnementaux. À l’occasion de la Journée de l’air pur, nous demandons au gouvernement fédéral d’assumer ses responsabilités juridiques et morales en renforçant les protections environnementales et en réduisant la pollution. Le droit à un environnement sain doit exister non seulement dans la loi, mais aussi dans la vie quotidienne des gens. »

Marie Adèle Davis, directrice générale, Société canadienne de pédiatrie, a déclaré : « Les enfants et les jeunes sont particulièrement vulnérables aux effets de la pollution toxique en raison de leur développement rapide et de leur exposition plus importante au cours de leur vie. Une approche nationale axée sur l’équité et centrée sur l’enfant est essentielle au bien-être futur de nos jeunes et aux environnements dans lesquels ils vivent, apprennent et jouent. »

– 30 –

Un événement à l’occasion de la Journée de l’air pur à l’ambassade de France au Canada aura lieu ce soir et présentera les perspectives canadiennes et internationales sur la lutte contre l’exposition à la pollution. Pour de plus amples renseignements sur les organisations participantes, veuillez visiter leurs sites Web :

Contexte :

  • L’approche Une seule santé rassemble l’expertise mondiale en matière de santé humaine, de santé animale et de santé des écosystèmes pour s’attaquer aux menaces systémiques qui pèsent sur les systèmes planétaires résilients, ce qui inclut le rôle de la pollution dans la morbidité et la mortalité liées à l’exposition chez les humains, les animaux et les écosystèmes.
  • Selon la rapporteuse spéciale sur les droits de l’homme des Nations Unies, « plus d’un million de Canadiennes et Canadiens à faible revenu vivent à moins d’un kilomètre d’une source importante de pollution industrielle, ce qui entraîne des risques élevés d’hospitalisation pour des maladies respiratoires et cardiovasculaires ». L’exposition à la pollution n’affecte pas tout le monde de la même manière. Les communautés autochtones, racisées, à faible revenu et se trouvant sur les premières lignes sont souvent exposées de manière disproportionnée à des polluants nocifs et font face à des fardeaux cumulatifs plus lourds en matière de santé.

Pour plus d’informations ou pour une demande d’entrevue, veuillez contacter :

Cyrielle Maison, Fondation David Suzuki, cmaison@davidsuzuki.org

Naoual Laaroussi, Action cancer du sein du Québec, naoual.laaroussi@acsqc.ca