En seulement trois ans, le prix Retour à la nature pour les arts est passé d’une idée audacieuse à une plateforme nationale pour l’imagination écologique.
À l’occasion du prix Retour à la nature pour les arts 2026, plus de 650 artistes de partout au Canada ont présenté des œuvres explorant le retour à la nature, c’est-à-dire la restauration et le renouvellement de nos relations avec la terre, l’eau, la culture et la vie, humaine et autre. Plus de 300 de ces artistes soumettaient une œuvre pour la première fois, un signal puissant que la créativité écologique n’est pas une conversation nichée, mais un mouvement culturel croissant.
Un jury de huit artistes composé de lauréates et lauréats du prix inaugural a examiné chaque soumission et a sélectionné 20 finalistes dont le travail se distinguait par sa force artistique, sa profondeur écologique et son étincelle créative incomparable.
Ces finalistes proviennent de plusieurs disciplines et territoires différents. Elles et ils œuvrent dans le domaine de la sculpture ou du conte, pratiquent l’art fondé sur le territoire et l’art numérique, sont des leaders communautaires et créent des mondes imaginaires. Leurs pratiques couvrent plusieurs horizons, notamment le rapatriement des bisons, l’intervention en cas d’incendie de forêt, les plastiques océaniques, les plantes envahissantes, les champignons, les paysages coloniaux et les espaces sauvages urbains.
Ensemble, ils montrent que le retour à la nature ne se traduit pas par une esthétique ou une technique unique. Il s’agit d’un engagement partagé en faveur de la réciprocité, de la responsabilité et de la réparation.
Découvrez les finalistes 2026 ci-dessous et voyez comment les artistes de partout au Canada contribuent à remodeler notre relation collective avec le monde vivant.
Finalistes du prix Retour à la nature pour les arts 2026 (par ordre alphabétique des noms de famille):
Carrie Allison est une artiste multidisciplinaire nêhiýaw/crie et métisse basée à K’jipuktuk (Halifax, Nouvelle-Écosse), dont les œuvres mettent en scène la terre, le travail et l’histoire coloniale par le biais de perles, de sculptures et de médias numériques. Son travail cherche à récupérer, célébrer et garder à l’esprit son ascendance, tout en examinant les pelouses et les cultures comme des outils coloniaux utilisés pour s’approprier l’espace.
Site Web : carrieallison.art
Instagram : instagram.com/carrieallisonart
Bianca Shonee Arroyo-Kreimes est une artiste canado-costaricienne basée à Montréal dont les installations numériques et les environnements 3D explorent l’amnésie environnementale générationnelle et les expériences médiatisées de la nature. S’inspirant de son enfance dans la forêt tropicale et de sa migration vers le Canada, elle examine comment les écrans remodèlent notre perception de la nature.
Site Web : shonee.space
Instagram : instagram.com/shhonee
Melanie Barnett est une sculptrice de céramique basée sur le territoire du Traité 4/7 à Medicine Hat, en Alberta, dont les travaux spéculatifs explorent l’agriculture, la monoculture et la science du climat. Inspirées par la vie rurale des prairies, ses sculptures imaginent des futurs agroécologiques où coexistent systèmes indigènes et pratiques agricoles.
Site Web : melaniebarnettceramics.com
Instagram : instagram.com/melanie.barnett.ceramics
Ari Bayuaji est un artiste multidisciplinaire montréalais né en Indonésie et connu pour ses œuvres d’art et ses installations qui récupèrent du plastique océanique. Il collabore avec des artisanes et artisans de Bali pour le projet Weaving the Ocean en transformant les cordes de pêche en plastique abandonnées en œuvres d’art tissées qui abordent implicitement les sujets de la pollution océanique, de la communauté et de l’enchevêtrement mondial.
Site Web : aribayuaji.com
Instagram : instagram.com/aribayuaji
Maria Ezcurra est une artiste latino-canadienne basée à Tiohtià:ke/Montréal dont les installations textiles et les projets participatifs explorent la migration, l’écologie et les soins collectifs. Travaillant avec des matériaux auxquels elle donne une nouvelle utilité, elle conçoit le retour à la nature comme une réparation environnementale et émotionnelle.
Site Web : mariaezcurra.com
Instagram : instagram.com/maria_ezcurra
Lara Felsing est une artiste métisse crie du nord de l’Alberta dont les peintures végétales, les textiles et les œuvres sculpturales sont ancrés dans la récolte traditionnelle et l’approche du double regard. Sa pratique matériellement réciproque réagit aux feux de forêt, au deuil climatique et aux liens de parenté avec le territoire.
Site Web : larafelsing.com
Instagram : instagram.com/magpie3studio
Jude Griebel est un sculpteur de Calgary dont les grandes œuvres hybrides dépeignent des environnements post-humains façonnés par la résilience et l’adaptation de la nature. Mêlant fiction spéculative, écoanxiété et humour, ses créations détaillées positionnent souvent les mauvaises herbes et les insectes comme émissaires de nouvelles écologies qui prennent forme.
Site Web : judegriebel.com
Instagram : instagram.com/judegriebel
Mbelo Hervé est un artiste visuel montréalais originaire de la République démocratique du Congo dont le travail réimagine la façon dont nous représentons les paysages écologiques. Il rassemble des images fragmentées tirées d’archives, de médias et d’expériences vécues pour examiner l’effondrement écologique, l’extraction des ressources, les changements climatiques, le déplacement et la résilience façonnés par l’expérience transnationale.
Site Web : hervembelo.com
Instagram : instagram.com/hervembelo8
Richard Ibghy et Marilou Lemmens sont un duo d’artistes du Québec dont les installations inspirées par la recherche explorent l’écologie, l’économie et les soins interespèces. Leurs projets, souvent conçus en collaboration avec des scientifiques, créent des habitats pour les oiseaux et d’autres espèces tout en réimaginant l’hospitalité au-delà de l’être humain.
Site Web : ibghylemmens.com
Instagram : instagram.com/mariloulemmens
Evan J est un écrivain, chercheur en santé et artiste d’installation du Manitoba qui vit maintenant en Colombie-Britannique. Ses « poèmes de feu » combinent fragments lyriques et flammes dans des installations terrestres flamboyantes, le tout dans un effort pour relier la narration décoloniale, la restauration écologique et la performance incarnée.
Site Web : evanj.ca
Instagram : instagram.com/evanjpoet
JP Longboat est un artiste mohawk et praticien culturel originaire d’Elgin, en Ontario, dont les installations basées sur la performance s’inspirent des traditions orales des Haudenosaunee et de la narration fondée sur le territoire. Son œuvre Spirit Canoe rend leurs origines autochtones aux cours d’eau et remet au premier plan les protocoles ancestraux de réciprocité et d’intendance.
Instagram : instagram.com/jplongboat
Nevada Lynn est d’origine mixte métisse de la rivière Rouge et européenne dont le travail interdisciplinaire explorent le rapatriement des bisons et la résurgence autochtone. Incorporant des pratiques de fabrication des peuples métisses avec des matériaux naturels tels que la cire d’abeille, le charbon de bois et les crânes récupérés, son travail interprète le retour à la nature comme une restauration culturelle et écologique. Nevada vit et travaille sur le territoire non cédé partagé des Nations Skwxwú7mesh et Lílwat à Whistler, en Colombie-Britannique.
Site Web : nevadalynn.com
Instagram : instagram.com/nevadacreates
David McGregor est un artiste rural basé dans le territoire du Traité 8 au nord-ouest de l’Alberta dont les œuvres réactives aux sites émergent de l’observation étroite des systèmes forestiers. Par des gestes tels que la sculpture de bols d’eau dans les arbres et la documentation de la réaction de la faune, il positionne l’art comme une offre réciproque.
Site Web : davidmcgregor.ca
Instagram : instagram.com/david_b_mcgregor
Emily Rose Michaud est une artiste et éducatrice interdisciplinaire basée dans la région de l’Outaouais au Québec dont les projets terrestres et participatifs prônent l’importance culturelle des espaces urbains sauvages. Cofondatrice de l’organisme Les Amis du Champ des Possibles, elle fusionne écologie, engagement civique et organisation communautaire.
Liens : linktr.EE/emilyrose.michaud
Instagram : instagram.com/emilyrose.michaud
Nicole McDonald-Fournier est une artiste agroécologique montréalaise qui pratique le retour à la nature urbain depuis plus de deux décennies grâce à des performances, à des installations et à la gestion de son site InTerreArt. Sa méthodologie de « ne rien faire » privilégie la non-intervention et l’autonomie végétale comme stratégie artistique.
Site Web : nicolefournier.blogspot.com
Site Web en français : fonderiedarling.org/nicole-fournier
Melaw Nakehk’o est une artiste multidisciplinaire déné/dénésųłinée et tanneuse de peaux de Denendeh, résidant actuellement à Yellowknife. Travaillant avec des peaux, des os et des bois de caribou récupérés, elle honore les animaux tout en s’attaquant aux changements climatiques, à l’exploitation minière, à la récolte irrespectueuse et à notre responsabilité réciproque à l’égard de la terre.
Site Web : melawnakehko.com
Instagram : instagram.com/melaw_nakehko
Debra Frances Plett est une artiste basée à Winnipeg qui utilise des matériaux cueillis et naturels afin d’explorer la durabilité, la transformation des matériaux et un fort sens du lieu dans ses livres sculpturaux. Sa série sur l’esturgeon jaune relie la science du climat et la narration à travers des formes artisanales et matériellement intimes.
Site Web : debrafrances.com
Instagram : instagram.com/debra_frances
Masumi Rodriguez et Elena Kirby forment un duo d’artistes basé à Montréal et Toronto dont la pratique collaborative met l’accent sur les espèces végétales envahissantes comme matériau pour des installations et des ateliers à base de fibres. Grâce à la fabrication de papier communautaire et à la recherche sur les matériaux, ils participent à la politique du « pouvoir envahissant », à l’intendance et aux pratiques de gestion des terres liées à ces plantes.
Site Web : tmdfm.com
Instagram : instagram.com/_masu et instagram.com/elenakirbys
Shay Salehi est une Canadienne de première génération, née d’immigrants polonais et iraniens, dont l’éducation est façonnée par les deux histoires. Cette perspective a profondément éclairé sa pratique, renforçant sa compréhension des écologies non humaines en tant que sources vitales de connaissances et façonnant son travail en tant que chercheuse et défenseuse de la justice interespèces.
Site Web : shaysalehi.ca
Instagram : instagram.com/shaysalehi
Xiaojing Yan est une artiste sino-canadienne basée à Markham, en Ontario, dont les installations et les sculptures vivantes se mêlent aux champignons, aux plantes indigènes, aux perles et à d’autres matières organiques. Mêlant identité diasporique, design écologique et outils numériques, son travail redéfinit l’art comme une négociation vivante entre les mondes humain et non humain.
Site Web : yanxiaojing.com
Instagram : instagram.com/xiaojing.yan.studio
