Priorités environnementales 2018

Le collectif formé de la Fondation David Suzuki, Équiterre, Greenpeace, Nature Québec, le Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement du Québec (RNCREQ), le Regroupement vigilance hydrocarbures Québec (RVHQ), SNAP Québec, Trajectoire Québec, Vélo Québec, Vivre en Ville et WWF-Canada a formulé 23 propositions qu’il estime incontournables en matière d’environnement, de transport et d’aménagement pour le Québec. Ce collectif demande à tous les partis politiques d’inscrire ces propositions à leur plateforme électorale.

Découvrez nos 23 propositions pour l'environnement

  • 1. Interdire sur le territoire québécois la construction ou l’agrandissement de toute infrastructure visant à augmenter l’exploration, la production, le transport, la distribution ou la consommation d’une énergie fossile comme le charbon, le pétrole et le gaz naturel ;

    2. Éliminer les subventions aux combustibles fossiles ;

    3. Réviser la règlementation pour atteindre des normes énergétiques se rapprochant de bâtiments à consommation énergétique nette zéro (1) et permettant l’installation facile de bornes de recharge pour véhicules électriques dans tous les nouveaux bâtiments construits au Québec dès 2025 ;

    4. Mesurer l’empreinte carbone du gouvernement et de ses instances (ministères, agences, sociétés d’État, organismes gouvernementaux et paragouvernementaux) et s’engager, par exemplarité, à la réduire d’au moins de 37,5 % d’ici 2030 ;

    5. Mettre en œuvre une politique nationale de gestion des eaux pluviales et établir des plans de prévention des inondations comprenant une analyse et une cartographie des sensibilités des populations, des infrastructures et des écosystèmes face aux inondations dans le contexte d’adaptation aux changements climatiques.

     

    1. C’est-à-dire des bâtiments qui à la fois consomme très peu d’énergie et produise sur une année autant d’énergie qu’elle en consomme.

  • 6. Adopter un plan pour réduire d’au moins 50 % les émissions de GES dans le secteur des transports d’ici 2030 à partir du niveau actuel ;

    7. Adopter une Politique nationale d’aménagement du territoire et d’urbanisme qui assure la cohérence des actions de l’État et des municipalités et favorise l’atteinte des grands objectifs nationaux (en environnement, santé, énergie, etc.) ;

    8. Adopter un moratoire sur le dézonage des terres agricoles ;

    9. Atteindre une part modale d’au minimum 50 % en faveur des transports actifs et collectifs dans la région métropolitaine de Montréal et à Québec d’ici 2030 et fixer des objectifs ambitieux de part modale pour les modes alternatifs à l’automobile pour les autres régions du Québec ;

    10. Pour les trois prochaines années, investir 100 millions de dollars par année, en partenariat avec le Fonds des infrastructures en transport du Canada, dans les infrastructures cyclables ;

    11. Adopter un système de bonus-malus à coûts nuls incluant une taxe sur l’achat de nouveaux véhicules énergivores dont les revenus permettraient d’offrir des incitatifs à l’achat de véhicules zéro émission ;

    12. Modifier le « Règlement d’application de la loi visant l’augmentation du nombre de véhicules automobiles zéro émission au Québec afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre et autres polluants » pour que 50 % des véhicules neufs vendus sur le territoire québécois soient électriques d’ici 2025.

  • 13. Adopter une loi visant à réduire de 50 % l’utilisation des pesticides en milieu agricole et de 95 % en milieu urbain d’ici 2025 ;

    14. Investir 100 millions de dollars sur 4 ans pour soutenir le développement de la production et la consommation d’aliments certifiés biologiques.

  • 15. Atteindre l’objectif de 10 % d’aires marines protégées dans l’estuaire et le golfe du Saint-Laurent et de 17 % d’aires terrestres protégées d’ici 2020 en respect aux objectifs internationaux de la Convention sur la diversité biologique ;

    16. Mettre en œuvre l’engagement gouvernemental de protéger d’au moins 50 % le territoire au nord du 49e parallèle, dont au moins 20 % en aires protégées strictes, en collaboration avec les Inuits et les Premières Nations ;

    17. Adopter des mesures concrètes pour la protection de la biodiversité dans le Saint- Laurent et la protection des espèces en voie de disparition comme le béluga du Saint-Laurent et le chevalier cuivré en créant, par exemple, un réseau d’aires marines protégées et de refuges acoustiques avant de mettre en oeuvre toute infrastructure ou tout projet portuaire dans le cadre de la Stratégie maritime ;

    18. Consacrer 1 % des budgets d’infrastructures du Québec (2) au développement d’infrastructures naturelles (boisés, milieux humides, mesures de verdissement urbain, etc.) qui soutiennent l’adaptation aux changements climatiques, notamment la prévention des inondations et des îlots de chaleur.

     

    2. À l’instar de la Politique d’intégration des arts à l’architecture et à l’environnement des bâtiments et des sites gouvernementaux et publics.

  • 19. Intégrer et appliquer la protection en amont de vastes étendues de forêts matures publiques continues comme stratégie de conservation et lutte aux changements climatiques au sein des ministères chargés de l’exploitation des ressources naturelles, de l’énergie et des forêts ;

    20. Prioriser l’adoption, ainsi que le développement, des plans de conservation des communautés autochtones sur leurs territoires respectifs, et ceci dans une optique de reconnaissance des droits et savoirs des peuples autochtones.

  • 21. Augmenter significativement le budget d’opération du MDDELCC, en particulier la part qui est consacrée à sa mission de protection de l’environnement. Cela inclut notamment les activités de veille, d’acquisition de connaissances, de surveillance, de contrôle, d’analyse, ainsi que la mise à jour en continu des cadres législatif, règlementaire et normatif ;

    22. Supporter la reconnaissance internationale de l’Île d’Anticosti sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO et instaurer un fonds de mise en valeur et de développement stratégique de 30 millions de dollars ;

    23. Adopter un plan de transition vers une économie sobre en carbone qui ciblera notamment la formation et le placement de la main-d’œuvre des secteurs en mutation.

     

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La prochaine campagne électorale est un moment clé pour faire progresser les enjeux en environnement : les candidats sont attentifs aux revendications citoyennes. C’est là où la politique nationale rejoint le local et où les citoyens peuvent faire une vraie différence!

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