Montréal — L’approbation ce matin aux États-Unis du projet de construction du pipeline transfrontalier Keystone XL menace le climat de la planète et va à contresens de la tendance lourde du virage de l’économie mondiale vers les énergies renouvelables.

«Les énergies fossiles ont amorcé un déclin inexorable, affirme Karel Mayrand, directeur général pour le Québec de la Fondation David Suzuki. La course aux énergies propres est lancée et au rythme auquel on avance, les énergies renouvelables créeront une richesse au niveau mondial de l’ordre de 19 trillions de dollars dans les prochaines décennies. Nous ne pouvons pas nous permettre de prendre du retard en approuvant de nouvelles infrastructures d’énergies fossiles.»

L’octroi du permis de construction est le premier pas d’une démarche plus longue qui comprend l’approbation des organismes de réglementation de l’état de Nebraska et la soumission par TransCanada du tracé définitif, qui doit être étudié par la Commission des services publics et discuté lors des audiences publiques. Même si plusieurs conditions doivent encore être remplies avant que la construction du pipeline ne commence, Karel Mayrand a souligné que le feu vert de Washington constitue un recul majeur.

Au Canada, le budget fédéral 2017 déposé cette semaine contient des engagements clairs pour soutenir la transition vers les énergies renouvelables. À la lumière de ces engagements, l’appui d’Ottawa au projet Keystone XL devient irresponsable et contradictoire.

«Promettre des milliards de dollars pour accélérer le virage vers une économie verte tout en tablant sur une expansion des sables bitumineux et une augmentation de la production et des exportations de pétrole est une contradiction qu’Ottawa ne pourra pas balayer sous le tapis», conclut M. Mayrand.

– 30 –


Pour plus d’information :

Diego Creimer, Communications 514-999-6743
dcreimer@davidsuzuki.org