La Fondation David Suzuki se dit encouragée par le plan d’action climatique présenté par le premier ministre du Canada

Montréal, 30 novembre 2015 — Aujourd’hui, lors de son allocution de présentation à la conférence des Nations unies sur le climat, le premier ministre Justin Trudeau a présenté le cadre de travail en cinq volets qu’il propose de mettre à l’œuvre pour l’élaboration d’une stratégie nationale d’action climatique, et a rappelé l’importance de tabler sur les solutions mises en place par les leaders des provinces et territoires, des municipalités et des Premières Nations.

L’approche que se propose de suivre le gouvernement fédéral reposera donc sur les cinq éléments suivants : l’engagement à fonder les décisions futures sur les données scientifiques établies, l’élaboration de politiques visant le déploiement d’une économie sobre en carbone — ce qui prévoit l’établissement d’un prix national sur la pollution par le carbone — une démarche collaborative avec les leaders des provinces et territoires, municipalités et Premières Nations, l’aide aux pays en développement par le financement de l’adaptation climatique et des projets d’atténuation de l’impact environnemental, et l’approche aux changements climatiques comme occasion de mettre sur pied une économie plus innovante et plus propre.

La Fondation David Suzuki se dit encouragée par les engagements énoncés aujourd’hui par le premier ministre. De fait, au vu de la volonté exprimée de fixer des cibles et de mettre en place un plan d’action climatique dans les 90 jours suivant la conférence des Nations unies sur le climat, il y a tout lieu d’être optimiste. L’engagement à fonder les décisions futures sur les données que nous fournissent les scientifiques et l’approche collaborative ouvrant la porte aux leaders autochtones illustrent l’important virage qu’a entrepris d’opérer le Canada en matière climatique. Il faudra bien sûr attendre le détail de ce nouveau plan d’action, mais la Fondation exprime d’ores et déjà l’espoir que ce plan visera grand — cibles ambitieuses de réduction des GES, régime national de tarification des émissions et promesse d’accélérer la transition vers les énergies renouvelables.

« La coopération doit être au cœur de toute action tangible face à un enjeu de l’importance des changements climatiques », déclare Ian Bruce, chef d’équipe, Science et politique à la Fondation David Suzuki. « Voici l’occasion pour le gouvernement du Canada de faire preuve de leadership sur la scène internationale, en s’inspirant des meilleures politiques mises en place dans certaines provinces et en les déployant à l’échelle nationale pour en décupler l’ampleur et les effets. »

L’intervention du premier ministre aujourd’hui fait suite à plusieurs annonces faites au cours des dernières semaines par divers paliers de gouvernement à travers le Canada en vue d’accélérer la transition vers une économie verte.

« Les engagements annoncés récemment par le gouvernement fédéral et certaines provinces sont de taille, mais ce n’est là qu’un premier pas », a ajouté Ian Bruce. « Si le Canada veut saisir pleinement l’occasion que représente la conférence mondiale sur le climat, il doit affirmer clairement la voie qu’il entend suivre et combien de temps il compte mettre à atteindre les cibles fixées. »

Le Canada doit parler d’une seule voix et mettre en œuvre une stratégie véritablement nationale et coordonnée d’action climatique.

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