MONTRÉAL | TERRITOIRE TRADITIONNEL ET NON CÉDÉ DE LA PREMIÈRE NATION KANIEN’KEHÁ:KA, le mercredi 4 mai 2022Une étude réalisée par la Fondation David Suzuki, en collaboration avec l’Institut national de la recherche scientifique (INRS), dévoile un nouvel outil cartographique dont le rôle est de mettre en évidence les terrains urbains vacants, potentiellement contaminés, qui pourraient faire l’objet d’un reverdissement. Cet outil permettra d’augmenter la résilience équitable des villes aux changements climatiques dans l’est de Montréal où bon nombre de ces terrains appartiennent aux villes ou à la province.  

« L’étude suggère que les villes ont un fort potentiel de création d’espaces verts sur leurs propres terrains vacants potentiellement contaminés afin d’atteindre leurs objectifs de verdissement. En utilisant des critères axés sur l’équité et sur l’adaptation climatique, notre outil permettra de cibler les espaces où le verdissement aurait un impact le plus positif possible », précise Maxime Fortin Faubert, auteur principal de l’étude, qui est chercheur postdoctoral à l’INRS et boursier de la Fondation David Suzuki.  

Le chercheur présentera ses résultats de recherche lors du 15e colloque de la Société québécoise de phytotechnologie qui se tiendra le 5 mai 2022, au Jardin botanique de Montréal. 

La recherche avait pour objectif de développer un outil cartographique priorisant le verdissement des terrains vacants potentiellement contaminés dans l’est de l’île de Montréal afin d’aider dans la planification et le déploiement d’espaces verts sur le territoire.  

Cet outil se base sur dix critères d’évaluation axés sur l’équité et sur l’adaptation aux changements climatiques, par exemple, la présence d’îlots de chaleur et de populations vulnérables. Au total, 6,6 km2 d’espaces vacants potentiellement contaminés ont été répertoriés, dont près du tiers (2 km2) appartiennent aux administrations municipales ou provinciales. Près de 20% (0,4 km2) des terrains municipaux ont été identifiés comme étant prioritaires et hautement prioritaires au verdissement. 

« L’espace fortement minéralisé des villes est un obstacle majeur au verdissement. C’est pourquoi il est urgent de considérer le potentiel écologique de tous les espaces publics et privés, incluant les sites contaminés et vacants, pour augmenter le verdissement et la résilience des villes aux changements climatiques », souligne Catherine Hallmich, cheffe des projets scientifiques à la Fondation David Suzuki.  

« Les terrains contaminés représentent un passif environnemental majeur qui reste souvent vacant pendant des décennies avant que des projets de développement économique ne motivent leur décontamination à toute hâte. Une approche stratégique gagnante sur le long terme serait de créer, rapidement, un écran végétal pour lutter contre les îlots de chaleur urbains, minimiser le potentiel de lessivage du sol contaminé, et amorcer une décontamination du site à l’aide de la phytoremédiation. Ce nouvel outil est une avancée significative dans le domaine de l’action climatique urbaine », indique Louise Hénault-Ethier, directrice du Centre Eau Terre Environnement de l’INRS.  

L’étude a été réalisée par Maxime Fortin Faubert dans le cadre du programme de bourses 2018-2019 de la Fondation David Suzuki, qui est axée sur l’adaptation aux changements climatiques et villes durables. L’étude a été codirigée par l’INRS sous la direction de la professeure Hénault-Ethier et le comité de révision incluant les professeurs de l’INRS Geneviève Bordeleau, Fateh Chebana et Karem Chokmani. Le rapport complet de l’étude est disponible ici. 

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À propos de la Fondation David Suzuki  

Établie en 1990, la Fondation David Suzuki a pour mission de protéger l’environnement et notre qualité de vie, maintenant et pour l’avenir. Le travail de la Fondation contribue à résoudre la crise climatique et la disparition massive des espèces en mettant l’accent sur trois volets essentiels : zéro émission de carbone, nature florissante et collectivités durables. Par la science, la sensibilisation et l’engagement du public, et des partenariats avec les entreprises, les gouvernements et les acteurs de la société civile, la Fondation œuvre à définir et à mettre en place des solutions permettant de vivre en équilibre avec la nature.  

À propos de l’INRS  

L’INRS est un établissement universitaire dédié exclusivement à la recherche et à la formation aux cycles supérieurs. Depuis sa création en 1969, il contribue activement au développement économique, social et culturel du Québec. L’INRS est 1er au Québec en intensité de recherche. Il est composé de quatre centres de recherche et de formation interdisciplinaires, situés à Québec, à Montréal, à Laval et à Varennes, qui concentrent leurs activités dans des secteurs stratégiques : Eau Terre Environnement, Énergie Matériaux Télécommunications, Urbanisation Culture Société et Armand-Frappier Santé Biotechnologie. Sa communauté compte plus de 1 500 membres étudiants, stagiaires postdoctoraux, membres du corps professoral et membres du personnel. 

 

Disponibilités d’entrevues :  

Maxime Fortin Faubert
Boursier à la Fondation David Suzuki et chercheur postdoctoral à l’INRS
mFaubert@fellowships.davidsuzuki.org  
maxime.fortin.faubert@inrs.ca 

Louise Héneault-Ethier
Directrice du Centre Eau Terre Environnement de l’INRS
(contacter Julie Robert, Service des communications et des affaires publiques de l’INRS julie.robert@inrs.ca / 514 971-4747) 

Relations médias :  

Alain Labonté Communication
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