Les nouvelles subventions aux combustibles fossiles contredisent les engagements internationaux du Canada en matière de climat et minent les investissements environnementaux nécessaires annoncés dans l’énoncé économique du printemps

VANCOUVER | TERRITOIRE TRADITIONNEL ET NON CÉDÉ DES NATIONS xʷməθkʷəy̓əm (MUSQUEAM), Sḵwx̱wú7mesh (SQUAMISH) ET səlilwətaɬ (TSLEIL-WAUTUTH), le mercredi 28 avril 2026 — Bien que l’énoncé économique fédéral du printemps publié aujourd’hui comprenne de nouveaux fonds nécessaires pour le climat et la nature, il a raté la cible en confirmant de nouvelles subventions aux combustibles fossiles au lieu d’investir pour un abandon plus rapide des combustibles fossiles, indique la Fondation David Suzuki.

La mise à jour économique d’aujourd’hui comprend un investissement de 25 milliards de dollars dans un fonds souverain. Au même moment, les représentant·es de 57 pays se réunissent à Santa Marta, en Colombie, pour donner un élan à l’abandon des combustibles fossiles à travers le monde.

« Le Canada a le devoir moral, juridique et économique de cesser de financer l’expansion des combustibles fossiles », déclare Lisa Gue, responsable des politiques nationales à la Fondation David Suzuki. « Le nouveau Fonds de croissance du Canada aura besoin de guides clairs afin d’être aligné sur les engagements du Canada visant à mettre fin aux subventions et au financement des combustibles fossiles. Un environnement sain, des gens en bonne santé et des communautés résilientes, voilà la véritable richesse. »

En cette période de grande incertitude géopolitique, la contribution du Canada au financement international pour l’action climatique est plus importante que jamais. « Nous accueillons favorablement la prolongation de ce financement dans l’énoncé économique du printemps », déclare Mme Gue. « Toutefois, les plans du Canada visant à augmenter les exportations de combustibles fossiles et à subventionner davantage les terminaux de gaz naturel liquéfié ne feront qu’exacerber la crise climatique et aggraver les préjudices climatiques pour les communautés les plus vulnérables au pays et ailleurs. »

L’énoncé économique du printemps comprend un financement dédié à la protection des baleines et de leur habitat, ce qui est essentiel pour les populations gravement menacées comme les épaulards résidents du Sud, déclare la Fondation. « Nous accueillons favorablement ces investissements, mais ils ne peuvent pas être utilisés pour justifier des projets destructeurs pour l’environnement dans les eaux côtières ou à proximité », déclare Erin Roger, directrice, nature à la Fondation. « En plus du financement annoncé aujourd’hui, il est absolument nécessaire de limiter les dommages causés par l’activité industrielle afin de sauver de l’extinction ces baleines en voie de disparition. Il est dans l’intérêt national de préserver des côtes saines, et nous attendons avec impatience que le Canada intensifie ses mesures pour protéger ces écosystèmes dans le cadre de la nouvelle stratégie pour la nature. »

La Fondation craint que les modifications apportées à la loi canadienne sur les pesticides, annoncées dans la mise à jour économique d’aujourd’hui, puissent accroître l’exposition aux produits chimiques nuisibles à la santé humaine et à l’environnement. Mais elle accueille favorablement la prolongation du financement du Plan de gestion des produits chimiques du Canada et les mesures à venir pour raccorder, moderniser et élargir le réseau électrique.

« Nous trouvons encourageante l’intention du Canada de travailler avec les provinces et les territoires, les partenaires autochtones et d’autres parties prenantes pour renforcer les efforts visant à raccorder, moderniser et élargir le réseau électrique », déclare Mme Gue. « Un réseau électrique propre et interconnecté est un véritable projet d’intérêt national; un récent sondage a démontré que 72 % des personnes habitant au Canada souhaitent que le gouvernement fédéral investisse dans un réseau est-ouest. »

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Cyrielle Maison, responsable principale des communications à la Fondation David Suzuki
514 871-4932, poste 2 | cmaison@davidsuzuki.org