À tout point de vue, abandonner les combustibles fossiles pour favoriser l’électrification, les énergies renouvelables et la conservation et l’efficacité énergétique est beaucoup plus bénéfique pour la plupart des gens que de rester sur la voie actuelle, alimentée par des combustibles fossiles. (Photo : Keshav Rajasekar via Unsplash)

Il y a une bonne et une mauvaise nouvelle dans le domaine climatique. La mauvaise nouvelle est malheureusement horrible, comme le démontre l’accélération des événements climatiques extrêmes et autres catastrophes climatiques. Mais il y a aussi des signes d’espoir. Nous devons simplement arrêter de nous traîner les pieds.

« Nous sommes déjà confrontés au danger », avertissent certains scientifiques dans une déclaration émise lors du sommet climatique de la COP30 de novembre à Belém, au Brésil, ajoutant que « la COP30 a le choix : protéger les personnes et la vie, ou l’industrie des combustibles fossiles » (sources en anglais).

Trop de gouvernements, y compris celui du Canada, semblent favoriser cette dernière.

« Nous devons commencer, dès maintenant, à réduire d’au moins 5 % par année les émissions de CO2 provenant des combustibles fossiles », ont écrit les scientifiques. « Nous devons le faire afin d’avoir une chance d’éviter des impacts climatiques impossibles à gérer et extrêmement coûteux qui affectent tous les peuples du monde. »

Nous avons déjà franchi un « point de bascule » climatique; en effet, le réchauffement des océans provoque la mort massive et irréversible des récifs coralliens. Nous approchons également d’autres points de bascule, notamment la dévastation de la forêt amazonienne et l’effondrement de courants océaniques essentiels.

Des études montrent que « les augmentations de température tuent environ une personne par minute, et la pollution de l’air causée par l’utilisation de combustibles fossiles fait environ 2,5 millions de victimes chaque année », rapporte DW News (source en anglais). Elles ont également « engendré jusqu’à 304 milliards de dollars en pertes économiques à l’échelle mondiale l’an dernier ».

Nous avons déjà franchi un « point de bascule » climatique; en effet, le réchauffement des océans provoque la mort massive et irréversible des récifs coralliens. Nous approchons également d’autres points de bascule, notamment la dévastation de la forêt amazonienne et l’effondrement de courants océaniques essentiels.

Les récifs coralliens abritent un quart de toute la vie marine, et la forêt amazonienne compte plus d’espèces animales et végétales que tout autre écosystème terrestre. Elle régule également le climat et la météo partout sur la planète et contient un quart de l’eau douce disponible sur Terre. Les courants océaniques régulent également le climat et la météo de la planète (sources en anglais).

Alors que les émissions continuent d’augmenter et que le monde refuse d’arrêter le développement des combustibles fossiles et la destruction des forêts et des milieux humides, les investissements dans les énergies renouvelables et la croissance de ces technologies dépassent les attentes, et sont désormais plus importants que les investissements dans les combustibles fossiles.

Mais la planète entière continue de brûler du charbon, du gaz et du pétrole sales et polluants à des vitesses mortelles et a augmenté les subventions à l’industrie des combustibles fossiles, le secteur le plus rentable de l’histoire!

DW rapporte que, « en 2024, le monde a connu la plus forte augmentation de production d’énergies renouvelables jamais enregistrée, et elles fournissent désormais 40 % de l’électricité à l’échelle mondiale. Au cours du premier semestre de cette année, la production d’énergies solaire et éolienne a dépassé la croissance de la demande en électricité, dépassant pour la première fois le charbon. » La production d’énergie solaire double tous les trois ans. Celle d’énergie éolienne a triplé depuis 2015. L’Agence internationale de l’énergie rapporte que les investissements mondiaux dans les énergies renouvelables ont dépassé 2 000 milliards de dollars l’an dernier, soit le double des montants destinés au charbon, au pétrole et au gaz (source en anglais).

Dans le but d’améliorer la sécurité énergétique face à une crise mondiale croissante en matière d’énergie et réduire leur dépendance à l’égard de combustibles fossiles de plus en plus coûteux et inefficaces, les pays qui importent du pétrole, du gaz et du charbon font rapidement progresser l’électrification et les énergies renouvelables (source en anglais).

Une analyse de la COP30 démontre également que le fait de « tenir trois promesses climatiques clés, soit celles concernant les énergies renouvelables, l’efficacité énergétique et le méthane, permettrait de réduire le réchauffement global de près d’un degré Celsius et donnerait au monde l’espoir d’éviter la dégradation du climat », rapporte The Guardian.

Mais la planète entière continue de brûler du charbon, du gaz et du pétrole sales et polluants à des vitesses mortelles et a augmenté les subventions à l’industrie des combustibles fossiles, le secteur le plus rentable de l’histoire!

Le Canada n’a pas tenu sa promesse visant à éliminer progressivement les subventions aux combustibles fossiles (source en anglais). Les gouvernements fédéral et provinciaux appuient le développement accru de l’exploitation et de la liquéfaction du méthane et proposent la construction de pipelines pour expédier davantage de bitume sale des sables bitumineux de l’Alberta aux ports de la Colombie-Britannique pour exportation, où il sera brûlé dans d’autres pays et ne sera pas comptabilisé dans nos rapports d’émissions.

À tout point de vue, abandonner les combustibles fossiles pour favoriser l’électrification, les énergies renouvelables et la conservation et l’efficacité énergétique est beaucoup plus bénéfique pour la plupart des gens que de rester sur la voie actuelle, alimentée par des combustibles fossiles.

L’augmentation de la production de gaz « naturel » liquéfié au Canada est non seulement suspecte sur le plan économique, mais elle rend également plus difficile le respect des engagements en matière de réduction du méthane. En effet, le GNL est presque entièrement constitué de méthane, et des fuites et des émissions se produisent à chaque étape du processus, de l’extraction par fracturation au transport en passant par la liquéfaction et le brûlage.

Bien que 160 pays, dont le Canada, aient signé un engagement mondial pour le méthane (Global Methane Pledge, source en anglais), promettant de réduire, d’ici 2030, les émissions de méthane de 30 % par rapport aux niveaux de 2020, les émissions continuent d’augmenter et certains pays, dont le Canada, continuent de sous-déclarer leurs émissions.

À tout point de vue, abandonner les combustibles fossiles pour favoriser l’électrification, les énergies renouvelables et la conservation et l’efficacité énergétique est beaucoup plus bénéfique pour la plupart des gens que de rester sur la voie actuelle, alimentée par des combustibles fossiles. Les seules personnes qui ont avantage à continuer l’exploitation des combustibles fossiles polluants à l’origine des changements climatiques sont les promoteurs avides de l’industrie et les figures politiques manquant de vision qui consentent à échanger la santé humaine, la résilience économique et la capacité de survie contre une poignée d’emplois à court terme et des boums économiques limités.

Quels que soient les obstacles que les gouvernements alimentés par les combustibles fossiles mettent sur le chemin, la révolution des énergies renouvelables est inarrêtable.