Sauvons les papillons monarques avant qu’il soit trop tard

Plus de 90 pour cent des papillons monarques qui migrent du Mexique au Canada ont disparu au cours des 20 dernières années. Après quelques années d’un léger redressement de la population de monarques, celle-ci a de nouveau chuté l’an dernier, de plus de 25 pour cent.

Aux États-Unis, au vu de la crise qui frappe le monarque, les agences gouvernementales ont accordé plus de 20 millions de dollars à des projets de conservation et de recherche. On a fixé un nombre cible d’habitats à créer pour sauver le monarque de l’extinction – plus de 200 000 hectares d’asclépiade et autres fleurs sauvages tout le long du trajet migratoire des papillons aux États-Unis – et mis sur pied des plans d’action pour atteindre ces cibles ambitieuses.

Au Canada, en dépit des recommandations des scientifiques en novembre dernier appelant à la protection du monarque en qualité d’espèce en voie d’extinction, rien n’a bougé – pas de financement, pas de cible d’intervention. Et pourtant, le gouvernement du Canada pourrait agir rapidement, sous la houlette de la ministre de l’Environnement, qui est devenue cet hiver une passionnée du monarque.

Des programmes pourraient être mis sur pied sans peine pour financer de nouvelles recherches et nouveaux programmes de conservation au Canada, inspirés des progrès remarquables réalisés aux États-Unis. L’on pourrait également fixer des cibles de plantation d’asclépiades et autres fleurs aimées du monarque dans des milliers de jardins résidentiels, parcs publics, bords de routes, corridors d’infrastructures et lieux naturels.

La première étape consiste à inscrire officiellement le monarque sur la liste des espèces en voie d’extinction en vertu de la Loi fédérale sur les espèces en péril.

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