Justice environnementale : faites partie de la solution!

Les injustices environnementales existent, il faut en parler et agir.

Envoyez un message clair pour appeler les partis politiques en campagne à intervenir dès maintenant!

La crise climatique et la dégradation environnementale frappent de façon disproportionnée les populations vulnérables.

En effet, il y a des endroits au Québec où des populations sont surexposées à des risques environnementaux; par exemple parce qu’elles vivent à côté d’usines polluantes, d’autoroutes, ou encore dans des quartiers où il n’y a presque pas d’arbres ou de parcs qui permettent de réduire la température lors de vague de chaleur.

Souvent, leurs voix ne sont pas entendues lorsque des projets qui affectent leur environnement et leur santé sont développés dans leur milieu de vie.

Ces populations, elles sont très souvent défavorisées, immigrantes, racisées, Autochtones.

Ces situations-là, on appelle ça des injustices environnementales.

On peut et on doit agir pour contrer ces injustices.

Voici une série de recommandations qui permettraient au Québec de rattraper son retard et d’assumer un rôle de leadership dans la lutte contre les changements climatiques et la gouvernance environnementale sous les angles de l’équité, de la santé publique et des droits humains :

  1. Adopter une loi visant à faire progresser la justice environnementale et mettre sur pied un comité consultatif sur la justice environnementale;
  2. Reconnaître le droit à un environnement sain et respectueux de la biodiversité à titre de droit fondamental et créer un mécanisme permettant à la population québécoise de demander une enquête du BAPE (Bureau d’audiences publiques sur l’environnement) lorsqu’une violation de leur droit à un environnement sain est soupçonnée;
  3. S’outiller pour mieux décrire les situations d’injustices environnementales;
  4. Améliorer la participation du public dans la prise de décision en environnement;
  5. Adopter une loi afin de mettre en œuvre la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones au Québec et prendre toutes mesures législatives nécessaires à la mise en œuvre du Principe de Joyce;
  6. Assurer l’équité dans nos mesures environnementales;
  7. Formaliser la prise en compte des impacts sur la santé et sur la lutte aux changements climatiques, ainsi que le respect du principe de consentement préalable, libre et éclairé des peuples autochtones lors de tout projet soumis à la procédure d’évaluation et d’examen des impacts sur l’environnement;
  8. Bonifier le cadre juridique afin d’assurer la prise en compte des impacts cumulatifs des projets réalisés sur le territoire québécois.

Parce que des mesures justes sauveraient des vies, elles éviteraient aussi de créer des politiques publiques inefficaces, sauveraient des coûts faramineux en santé, favoriseraient la cohésion sociale, et dans le fond, augmenteraient la résilience du Québec face au climat changeant présent et futur.

Envoyez votre message maintenant!