La Fondation David Suzuki exhorte le premier ministre à rejeter la proposition d’oléoduc qui vise à démanteler des politiques environnementales et climatiques essentielles

VANCOUVER — TERRITOIRE TRADITIONNEL ET NON CÉDÉ DES NATIONS xʷməθkʷəy̓əm (MUSQUEAM), Sḵwx̱wú7mesh (SQUAMISH) ET səlilwətaɬ (TSLEIL-WAUTUTH), le jeudi, 2 juillet 2026 – L’annonce d’aujourd’hui concernant l’oléoduc de bitume de la côte Ouest proposé par l’Alberta suivra le tracé du corridor TMX et démantèlera des protections environnementales si durement acquises. Le projet reposera sur un montant indéterminé de fonds publics.

L’annonce arrive seulement deux jours après que le premier ministre Mark Carney ait admis que le Canada n’atteindra pas ses cibles de réduction des émissions, et le jour où le Canada annonce son intention de développer ses infrastructures de GNL en Colombie-Britannique.

Après l’annonce de la proposition, Janelle Lapointe, conseillère principale, stratégie autochtone, à la Fondation David Suzuki, a déclaré :

« Cette proposition incite les personnes vivant au Canada à croire qu’un nombre croissant d’infrastructures de combustibles fossiles est compatible avec des mesures climatiques ayant un réel impact, et que traiter les territoires autochtones comme des zones que l’on peut sacrifier favorise la réconciliation.

« Les nations autochtones dirigent certains des projets d’énergie renouvelable et d’intendance les plus novateurs au pays. Si le gouvernement souhaite réellement soutenir un avenir fort et prospère, il devrait investir dans des solutions fondées sur l’énergie renouvelable plutôt que de miser sur des projets qui mettent nos terres et notre eau en péril. Nous demandons au gouvernement fédéral de respecter le principe de consentement préalable, libre et éclairé et de rejeter catégoriquement cette proposition. »

Après l’annonce de la proposition, Thomas Green, responsable principal, climat, à la Fondation David Suzuki, a déclaré :

« L’Alberta a profité de la possibilité de réaliser un oléoduc pour affaiblir radicalement les politiques climatiques fédérales, ce qui entraîne un système de tarification du carbone industriel fragilisé, un relâchement envisagé de la réglementation sur l’électricité propre et un abandon du plafond des émissions du secteur pétrolier et gazier. Ces reculs sont non seulement coûteux pour l’environnement, mais ils sont également coûteux pour les contribuables en raison des subventions aux combustibles fossiles. Et la majorité des personnes vivant en Alberta conviennent que leur économie dépend trop des combustibles fossiles.

« Dans son discours d’hier, Mark Carney a essentiellement déclaré que son gouvernement avait renoncé à atteindre les cibles de réduction des émissions du Canada. Et comme l’industrie des combustibles fossiles est l’industrie la plus polluante au Canada, cet oléoduc de bitume et l’accord conclu ce matin pour augmenter les exportations de GNL en Colombie-Britannique mettent en péril les habitations, les moyens de subsistance et l’argent des contribuables au Canada.

« Brûler le pétrole brut exporté à l’étranger se retournera contre le Canada sous forme de feux de forêt, de sécheresses et d’inondations extrêmes. Les personnes vivant au Canada en paient le prix; elles sont aux prises avec des enjeux relatifs au coût de la vie et souffrent de la chaleur extrême alors que le gouvernement considère le modèle économique obsolète fondé sur les énergies fossiles comme seule stratégie économique viable. Le reste du monde entre dans la course afin de tirer profit de l’économie des énergies propres en abandonnant les combustibles fossiles sales et en adoptant les énergies renouvelables, les batteries et les technologies alimentées par l’électricité.

« L’accord conclu avec l’Alberta pour que les gouvernements soient propriétaires de l’oléoduc et utilisent les fonds publics reproduit l’erreur coûteuse du pipeline TMX, qui a largement dépassé le budget prévu. Les personnes vivant au Canada veulent que le premier ministre Carney revienne à la raison, qu’il rejette catégoriquement ces projets axés sur les combustibles fossiles et qu’il se concentre sur les énergies renouvelables, l’électricité abordable et l’électrification. Plus de 25 000 personnes de partout au Canada ont signé notre pétition et plus de 250 ont appelé leurs député·es pour exiger qu’Ottawa rejette le stratagème fossile de l’Alberta. Les personnes vivant au Canada ont parlé : le gouvernement fédéral doit cesser de détourner les fonds et de modifier le programme du gouvernement dans l’objectif de réaliser des projets associés aux combustibles fossiles. »

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Alexandre St-Amant, spécialiste des communications, astamant@davidsuzuki.org