Montréal, Québec, Saguenay, Rouyn-Noranda, Tadoussac, le 7 février 2022 – Les groupes environnementaux et citoyens qui se sont battus contre GNL Québec/Gazoduq depuis plus de quatre ans peuvent enfin crier définitivement victoire. Sans surprise au vu des impacts négatifs décrits dans le rapport provisoire de l’Agence canadienne d’évaluation d’impact du 9 août 2021 et confirmés par le rapport final du 7 février 2022, le gouvernement fédéral vient d’annoncer le rejet du projet Énergie Saguenay. Il reconnaît par là même que le gaz fossile n’est pas une énergie de transition. Cela constituait l’ultime étape tant attendue afin de pouvoir tourner définitivement la page sur ce projet d’un autre siècle. 

« C’est un soulagement pour les Saguenéens et Saguenéennes de voir enfin la décision du gouvernement fédéral. Il était temps qu’on puisse fermer la porte à ce projet pour tourner la page et se diriger vers une économie verte beaucoup plus prometteuse pour la région. C’est un soulagement aussi de voir que le travail de centaines de bénévoles a porté fruit et que les luttes citoyennes ont un impact clair sur les politiques climatiques. » Adrien Guibert-Barthez, co-porte-parole de la Coalition Fjord 

« Ce rejet de GNL-Québec par le fédéral est un énième rappel que les nouveaux projets liés à l’industrie fossile n’ont pas d’avenir et mettent en péril notre santé et notre sécurité. On espère que ce gouvernement appliquera la même logique aux potentiels forages pétroliers au large de Terre-Neuve de même qu’aux autres dangereux projets du genre. » Émile Boisseau-Bouvier, analyste des politiques climatiques chez Équiterre

« La décision du gouvernement Trudeau est le clou final dans le cercueil de ce projet. Les gouvernements doivent maintenant appliquer la même logique à tous les autres projets d’expansion de la production de pétrole et de gaz au Québec et au Canada et les rejeter. Cette gigantesque victoire est le fruit du travail des groupes environnementaux et citoyens et des scientifiques qui se sont battus sans relâche pour que les gouvernements les entendent, écoutent la science et soient plus cohérents face à la crise climatique. » Patrick Bonin, responsable de la campagne climat-énergie à Greenpeace Canada

« Le projet de GNL Québec est enfin mort et enterré. Le rapport final de l’Agence d’évaluation d’impact du Canada démontre que ce projet d’exportation de gaz liquéfié aurait eu des impacts négatifs importants sur l’atteinte des cibles climatiques du Québec et du Canada, en plus de nuire aux efforts de rétablissement du béluga du Saint-Laurent. Le gouvernement fédéral a pris la seule décision qui s’imposait. Maintenant, nous devons accélérer une bonne fois pour toute la sortie des énergies fossiles dans leur ensemble. » Alice-Anne Simard, directrice générale de Nature Québec.

«La mobilisation a porté fruit, la science et la raison ont primé, les bélugas sont aujourd’hui en peu moins en danger. GNL Québec est chose du passé. On peut se tourner vers un autre avenir » Alain Branchaud, directeur général de la SNAP Québec. 

« Après des années de lutte et de mobilisation citoyenne, le projet GNL Québec est pour de bon un projet du passé. L’annonce du gouvernement fédéral lance un signal fort au reste du Canada et à l’industrie pétrolière et gazière. Concentrons maintenant nos efforts sur l’atteinte de nos cibles climatiques et tournons le dos une fois pour toutes à cette industrie qui nous a menés au bord du gouffre climatique. », déclare Charles Bonhomme, spécialiste communications et affaires publiques à la Fondation David Suzuki.

« Le Regroupement vigilance hydrocarbures Québec (RVHQ) lutte contre ce type de projets depuis plus de dix ans et se réjouit de cette autre victoire sur un projet du siècle dernier. » Jacques Rousseau, secrétaire général du RVHQ

«Ce projet allait à l’encontre des objectifs canadiens et québécois en matière de lutte contre les changements climatiques, il était évident que celui-ci n’était pas compatible avec le développement durable du Saguenay ni celui du Québec. Il ne pouvait  qu’être fermement refusé par le gouvernement.» Martin Vaillancourt, directeur général du RNCREQ

 

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Charles Bonhomme, Spécialiste communications et affaires publiques, Fondation David Suzuki
438-883-8348 | cbonhomme@davidsuzuki.org