Montréal, le 18 juin 2019 — À la suite de la première observation de papillons monarques au Québec cette année, et dans la foulée de l’annonce de la désignation OR à la Ville de Montréal pour sa participation au programme « Ville amie des monarques », la Fondation David Suzuki félicite les efforts de milliers de citoyens et d’une cinquantaine de municipalités qui ont contribué à créer un véritable effet papillon pour la protection et la restauration des habitats du monarque sur l’ensemble du territoire.

Rappelons que le monarque, espèce menacée dont 90 % de la population s’est éteinte au cours des dernières décennies, aurait connu une victoire importante l’hiver dernier : sa population aurait plus que doublé dans les sites d’hivernage au Mexique. Cependant, sa survie à long terme serait loin d’être assurée, et ce, en partie à cause des changements climatiques.

Ceci explique pourquoi, au printemps dernier, la Fondation David Suzuki a lancé la 4e édition de sa campagne, l’Effet papillon, qui propose une gamme d’actions concrètes permettant à la population et aux municipalités de contribuer de façon significative à la protection du papillon monarque au Québec. Ces actions incluent la plantation d’asclépiade — la seule plante dont se nourrissent les chenilles du monarque — des gestes de plaidoyer politique et la participation à un programme d’ambassadeur : la Patrouille papillon.

À ce jour, la Fondation compte près de 300 patrouilleurs, de Rimouski à Gatineau, qui ont travaillé d’arrache-pied pour la protection des monarques dans leurs communautés. Ayant sensibilisé des milliers de citoyens et ayant aidé à planter plus de 30 000 sachets de semences et 8000 plantules d’asclépiade partout au Québec, les patrouilleurs ont ainsi pu contribuer, avec le soutien des municipalités, à créer un habitat propice au monarque lorsqu’il sera de retour en grand nombre cet été.

Parmi ces individus engagés figurent Roger Giraldeau de Boucherville, qui a démarré un projet citoyen d’envergure en faisant pousser 6 500 plants d’asclépiades chez lui afin de les redistribuer partout à travers le Québec, et Geneviève Leroux de Gatineau, une jeune de 13 ans qui, en plus d’avoir incité son école à prendre part à des mesures concrètes pour la protection des pollinisateurs, a approché les maires de Gatineau et d’Ottawa pour les convaincre de s’allier à la cause.

Au total, ce sont 52 municipalités québécoises, dont deux MRC, qui se sont engagées à restaurer les habitats des monarques sur leurs territoires par le biais du programme « Ville amie des monarques ». Cette certification mise en place aux États-Unis par la Fédération nationale pour la faune (National Wildlife Federation) est développée au Québec depuis 2017 grâce à un partenariat entre la Fondation David Suzuki et Espace pour la vie. La Ville de Montréal fut la première municipalité au Québec à s’engager en tant que « Ville amie des monarques », inspirant des dizaines d’autres municipalités à emboiter le pas, y compris Québec, Sherbrooke et Ville Saint-Laurent. C’est le 12 juin dernier que la Ville de Montréal a annoncé sa mention OR, étant la première municipalité au pays à avoir rempli les 24 des engagements proposés dans le cadre du programme destiné uniquement aux villes.

« Depuis plus de 25 ans, l’Insectarium d’Espace pour la vie est fier de contribuer à faire connaître et comprendre les enjeux environnementaux auxquels ce papillon emblématique est confronté ainsi que d’encourager les citoyens à entreprendre des actions concrètes pour la sauvegarde de l’espèce, souligne Sonya Charest, Cheffe de division, programmes publics et éducation de l’Insectarium de Montréal. C’est avec bonheur que nous constatons aujourd’hui les résultats. L’implication de chacun, du citoyen aux institutions jusqu’à la Ville, démontre qu’ensemble nous pouvons réaliser de grandes choses. »

Si les experts jugent que les efforts des dernières années pour protéger le monarque semblent avoir porté leurs fruits, le sort du monarque à long terme dépendra d’une collaboration conjointe de municipalités, citoyens et entreprises du Canada, des États-Unis et du Mexique. Plusieurs entreprises canadiennes et québécoises ont déjà mis la main à la pâte, dont Cascades, qui soutient la campagne l’Effet papillon de la Fondation depuis 2016.

« À travers son partenariat avec la Fondation David Suzuki, Cascades souhaite poursuivre ses efforts de sensibilisation à l’importance des petits gestes écoresponsables au quotidien. La campagne Effet papillon est un exemple concret que chacun peut s’investir et faire sa part pour contribuer à résoudre les enjeux environnementaux. Au cours des trois dernières années, Cascades a distribué des semences d’asclépiades à chaque fois que l’occasion se présentait, a identifié des employés pour faire partie de la Patrouille papillon, a collaboré avec le parc Marie-Victorin pour sensibiliser les dizaines de milliers de visiteurs qui s’y arrêtent chaque année. Nous sommes heureux de prendre part à ce mouvement et avons plusieurs autres idées d’actions à poser pour faire avancer la cause », affirme Mario Plourde, président et chef de la direction de Cascades.

« Nous sommes fiers de constater qu’en quatre ans, l’Effet papillon est devenu beaucoup plus qu’une simple campagne de mobilisation — tel un cocon qui se transforme en papillon, elle s’est transformée en un véritable mouvement pour la protection d’une espèce qui nous est chère, explique Julie Roy, responsable de l’engagement citoyen pour le Québec de la Fondation David Suzuki. Il s’agit de l’exemple parfait de ce que peuvent réaliser les citoyens, municipalités et entreprises lorsque l’on collabore de façon significative et avec un but commun. Dans ce cas-ci, nous pouvons toutes et tous nous réjouir de l’arrivée en grand nombre des monarques au Québec, puisqu’on y a contribué de façon significative. Espérons qu’il ne s’agit que d’un début prometteur qui aura un effet papillon au cours des prochaines années. »

 

Pour en savoir plus sur la campagne l’Effet papillon : http://fr.davidsuzuki.org/effet-papillon

La Fondation David Suzuki mène sa campagne l’Effet papillon avec l’appui d’Espace pour la vie, Cascades, Nature’s Way et Aiglon indigo.

 

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Renseignements et demandes d’entrevue :

Manon Dubois Crôteau, directrice des communications (Québec)
Fondation David Suzuki
514 871-4932, poste 1453 | mdubois@davidsuzuki.org